Guide pratique

Créer un site web de A à Z avec l'IA et Claude, sans savoir coder

Tout le monde parle de « faire un site avec l'IA ». Personne ne montre les deux étapes qu'il faut séparer : d'abord choisir le visuel, ensuite seulement écrire le code. Ce guide couvre les deux — et la bonne nouvelle, c'est que depuis peu, les deux se font au même endroit : dans Claude Code, sans jamais changer d'outil. Plus l'écriture du texte de vos pages, pour qu'elles soient trouvées sur Google et citées par les IA.

Le parcours en un coup d'œil

Du fichier ouvert sur votre écran au site visible par tous.

Sur votre ordinateur le site n'existe que pour vous
En ligne, visible par tous

Le visuel

Choisir à quoi ressemble le site, avant d'écrire la moindre ligne de code

L'écriture

Le texte qui fait trouver la page sur Google et citer par les IA

04 Écrire pour être trouvé

Le métier le plus négligé, et celui qui décide de tout.

La mise en ligne

Le site devient public, et chaque modification part toute seule

00

Les deux métiers qu'on confond

Quand quelqu'un demande à une IA « fais-moi un site », il obtient presque toujours la même chose : un fond dégradé bleu-violet, des icônes en cercle coloré, trois colonnes identiques, une typographie sans caractère. Ce n'est pas que l'IA soit mauvaise. C'est qu'on lui a demandé deux métiers différents en même temps, et qu'elle a fait les deux d'un coup, sans jamais s'arrêter pour vous montrer une proposition avant de partir dans le code :

Métier n°1

Travailler son design

Couleurs, polices, mise en page, ambiance visuelle — choisir à quoi le site ressemble. C'est le rôle de Claude Design.

Métier n°2

Travailler le contenu de sa page web

Transformer le visuel choisi en un vrai site qui fonctionne, avec du vrai contenu. C'est le rôle de Claude Code.

Un designer humain ne travaille pas comme ça. Il pose des questions sur votre marque, esquisse deux ou trois pistes, vous les montre, et code seulement une fois que vous avez choisi. C'est exactement ce que sépare la méthode de ce guide : Claude Design pour la première partie, Claude Code pour la seconde.

On ne code pas un design qu'on n'a pas encore choisi. On choisit d'abord, on code ensuite.

Concrètement, la Section 01 qui suit couvre les deux à la fois : cadrer le visuel, le voir en plusieurs versions, choisir, et obtenir le vrai site qui marche — tout, dans Claude Code, l'outil qu'on utilise déjà pour construire des sites.

01

Concevoir et construire, sans quitter Claude Code

Jusqu'à récemment, il fallait aller sur un site séparé (claude.ai/design) pour concevoir le visuel, puis exporter un fichier ZIP à réimporter à la main dans Claude Code. Ce n'est plus le cas. La commande /design se tape directement dans Claude Code, sur votre ordinateur — le design et le code vivent au même endroit, dans la même conversation.

On ne code pas un design qu'on n'a pas encore choisi. On choisit d'abord, on code ensuite — mais les deux se passent maintenant dans le même outil.

1 Cadrer avant de lancer /design 16 questions en 4 blocs, pour ne jamais partir d'un prompt vague La préparation

Avant de taper /design, répondre à ces questions construit une charte graphique claire. Voici à quoi ça ressemble, en situation réelle — ici sur l'exemple d'un institut d'esthétique :

C
Quel est le produit ou l'activité de l'entreprise ?
V
Un institut de soins esthétiques haut de gamme, à Paris. Épilation laser, soins du visage, massages.
C
Quelle est l'ambiance visuelle recherchée ? Donne-moi 2-3 adjectifs précis, pas un mot vague.
V
Apaisant, haut de gamme, épuré. Surtout pas clinique ni froid — je veux qu'on se sente accueilli, pas dans un cabinet médical.
C
Y a-t-il des styles ou des clichés à éviter absolument ?
V
Le rose bonbon partout, les photos de stock avec des mannequins qui sourient trop, les icônes en forme de fleur.
C
Quelle émotion l'utilisateur doit-il ressentir en quittant la page ?
V
Confiance — assez pour prendre rendez-vous tout de suite, sans hésiter.

Le socle complet compte 8 questions de ce genre (produit, nom de marque, ambiance, offres phares, clichés à éviter, assets existants, direction visuelle, émotion attendue). Puis viennent le logo et le système d'icônes, la densité de la mise en page et le mouvement, et enfin les contraintes de lisibilité (contraste, mobile ou ordinateur en priorité) — 8 questions de plus, détaillées dans le skill à télécharger ci-dessous.

Télécharger le skill de l'interview Fichier SKILL.md, à déposer dans .claude/skills/interview-charte-graphique/.
2 Ce qui se passe à l'écran Un canevas type Figma s'ouvre à droite, le chat reste à gauche Le lancement

En tapant /design dans Claude Code, une option apparaît : « Create a design canvas — a multi artboard visual design ». Une fois validée, un canevas visuel s'ouvre automatiquement sur la droite de l'écran — une grille infinie dans laquelle on peut zoomer et se déplacer — pendant que le chat classique de Claude Code reste actif à gauche.

Les différentes variantes demandées apparaissent côte à côte sous forme de planches numérotées (01, 02, 03…). Chacune a un bouton Play qui la rend interactive et testable comme un vrai site — hover, boutons, tout fonctionne déjà.

3 Choisir, décliner, retoucher Deux façons de faire évoluer une variante qui plaît L'itération

Demander une déclinaison à l'oral — dans le chat, à gauche :

V
J'aime beaucoup la variante 3. Génère-m'en deux nouvelles versions : une avec une charte de couleur bleue, une avec les boutons disposés autrement.
C
Voilà les variantes 3a (bleu) et 3b (boutons repositionnés), à côté de la 3 d'origine sur le canevas.

Les nouvelles variantes apparaissent directement sur le canevas, comparables côte à côte avec l'originale.

Retoucher soi-même — double-cliquer sur un élément de la planche ouvre un panneau de propriétés proche de Figma ou Photoshop : texte modifiable, sélecteur de couleur, réglage du rayon des angles, redimensionnement.

Le geste à ne pas oublier

Après une retouche manuelle sur le canevas, il faut cliquer sur « Save » en haut à droite. Sans ce clic, Claude ne voit pas la modification et continue de travailler sur l'ancienne version.

4 Du canevas au vrai site, sans export Une phrase suffit — plus de ZIP, plus de manipulation de fichier Le résultat

Une fois la variante choisie (et sauvegardée si elle a été retouchée), une phrase suffit dans le chat :

Ce qu'on dit à Claude J'ai modifié l'artboard 03a, c'est ce design que je veux utiliser. Héberge-le localement pour que je puisse le tester.
C
C'est fait — le site tourne sur localhost:3000. Ouvre le lien dans ton navigateur, tout est cliquable : le menu, les boutons, les animations au scroll.

Claude Code analyse la planche visuelle choisie, écrit lui-même tout le code correspondant, l'intègre dans les fichiers du projet, et donne un lien localhost à ouvrir dans le navigateur — le site tourne, avec ses liens actifs et ses animations. Si le canevas est modifié à nouveau par la suite, le site local se met à jour automatiquement.

Un dernier geste avant de passer à la suite

Une fois le site en local, une seule chose reste à faire avant d'enchaîner sur les pages suivantes : demander à Claude de résumer toute cette direction visuelle dans un fichier unique.

Ce qu'on dit à Claude, juste après Génère-moi le fichier design-system.md qui résume cette direction visuelle.

Ce fichier — couleurs exactes, polices, espacements, style des composants, ton de la marque — devient la référence que toutes les pages suivantes du site doivent respecter, et que des outils de vérification comme le skill Design Loop (voir plus haut dans cette section) utilisent pour juger si une nouvelle page est fidèle à la charte. Sans lui, chaque nouvelle page redémarre de zéro ; avec, chaque nouvelle page hérite automatiquement de tout ce qui a déjà été choisi ici.

Pourquoi cette méthode évite le look « générique IA »

Un design « générique IA » n'est pas un mauvais design en soi — c'est un design qui n'a répondu à aucune des questions de cadrage et qui n'a jamais été comparé à d'autres pistes avant d'être codé. Voir plusieurs variantes côte à côte, choisir, puis seulement coder change tout.

02

Les différents outils de design

Une fois qu'on sait cadrer et construire, reste la question du niveau visuel. Trois familles d'outils permettent d'aller au-delà d'une page correcte — à déplier dans l'ordre, ou à consulter selon le besoin :

1 Les galeries de référence Montrer une capture d'écran à Claude plutôt que de décrire un style en mots L'inspiration

Plutôt que de décrire un style en mots, on peut montrer une capture d'écran d'un site ou d'un composant qui plaît, et demander à Claude de s'en inspirer — pour le style, jamais pour copier le contenu ou le code tel quel. Quatre galeries couvrent l'essentiel :

Page d'accueil de 21st.dev, une galerie de composants d'interface React prêts à copier
21st.dev — des composants React déjà codés (boutons, cartes, sections entières). On copie le code source de celui qui plaît et on demande à Claude de l'adapter.
Page d'accueil de Magic UI, une galerie de composants animés en open source
Magic UI — des composants animés, gratuits et open source, pour React et Tailwind CSS. Utile pour un effet précis : texte qui se révèle, particules, survol.
Page d'accueil de Mobbin, une bibliothèque de références visuelles d'applications réelles
Mobbin — des captures d'écrans réels d'applications et de sites existants. Utile pour trouver une direction de mise en page, pas du code à copier.
Page d'accueil de Dribbble, une communauté de designers qui partagent leurs créations
Dribbble — une communauté de designers. Utile pour une palette de couleurs ou une ambiance générale, avant même le cadrage de la Section 01.

Comment s'en servir avec Claude Code

Faire une capture d'écran de l'élément qui plaît, la glisser dans la conversation, et dire concrètement ce qu'on veut en garder : « ce dégradé de fond », « cette animation de bouton au survol », « cette façon d'espacer les cartes ». Laisser Claude reproduire l'esprit dans la charte graphique du projet — jamais dupliquer un site existant à l'identique.

Le « vol » de composants haut de gamme

Plutôt que de faire inventer un widget complexe (un carrousel animé, un bouton à effet spécial), on peut regarder ces mêmes galeries — 21st.dev, Magic UI, Mobbin — copier le code ou une simple capture d'écran du composant qui plaît, et demander à Claude Code de l'intégrer en remplaçant les exemples par le vrai contenu du site.

2 Équiper Claude Code d'outils de pro Cinq compétences pré-écrites que Claude sait utiliser sur commande Les skills

Une fois le site hébergé en local, on peut s'appuyer sur des « skills » — des compétences pré-écrites que Claude sait utiliser sur commande — pour aller au-delà du design de base. Voici les cinq qui comptent le plus pour un site web.

OutilCe qu'il apporteCréé par
GSAP De vraies animations professionnelles au scroll, séquencées et fluides — la référence du secteur pour le mouvement à l'écran. GreenSock (officiel)
shadcn/ui Une bibliothèque de composants d'interface déjà prêts (boutons, formulaires, menus) au lieu de tout recoder à chaque fois. shadcn-ui (officiel)
Frontend Design Pousse Claude à faire des choix visuels délibérés plutôt que les valeurs par défaut qui trahissent un site « fait par une IA ». Anthropic (officiel)
UI/UX Pro Max Une base de données consultable de 79 styles visuels, 192 palettes de couleurs et 74 associations de polices — de quoi chercher plutôt qu'improviser. nextlevelbuilder
Awesome Design Skills 67 styles visuels prêts à appliquer (verre dépoli, brutalisme, effet argile…), chacun avec ses règles précises. bergside

Ce sont des liens GitHub — comment ça fonctionne

Chaque lien ci-dessus pointe vers un dépôt GitHub, l'endroit où les développeurs publient et partagent leur code gratuitement. Pas besoin de savoir coder pour s'en servir : sur la page du dépôt, on trouve un bouton « Code » qui permet de télécharger tout le contenu, ou un fichier SKILL.md à copier directement dans .claude/skills/ (voir la Section 01 pour la méthode d'installation détaillée). Une fois déposé, Claude Code lit le skill automatiquement et sait s'en servir sur demande.

3 Le skill « Design Loop » Faire juger le résultat par trois critiques IA indépendants avant de le considérer fini La vérification

Une IA a du goût, mais elle ne peut pas juger objectivement son propre travail — un peu comme demander à un chef cuisinier de noter son propre restaurant. Le skill Design Loop confie ce jugement à trois « critiques » IA indépendants qui n'ont jamais vu le code en train de se construire :

CritiqueIl vérifie
Brief CriticQue l'objectif fonctionnel de la page est bien rempli.
System CriticQue les règles de la charte graphique (design-system.md) sont respectées.
Craft CriticLe rendu visuel réel sur des captures d'écran — le plus exigeant, jamais le moins cher des trois.

Un point de vigilance sur le coût

Cette méthode d'évaluation consomme beaucoup plus de ressources qu'une génération classique, car chaque tour déclenche une génération et trois évaluations séparées. Elle a donc du sens sur une page à fort enjeu — une page d'accueil, une page de vente — jamais en systématique sur tout un site, et toujours sous surveillance.

Télécharger le skill « Design Loop » Fichier SKILL.md, à déposer dans .claude/skills/design-loop/.
03

Higgsfield : des sites qui bougent vraiment

Une page classique — même bien construite — reste statique. Pour certains projets, un produit à mettre en valeur, une marque qui veut marquer les esprits dès l'arrivée sur le site, on veut aller plus loin : un vrai film qui défile avec le scroll, généré par IA. C'est le rôle de Higgsfield, connecté directement à Claude.

1 Qu'est-ce que Higgsfield ? Un générateur d'images et de vidéos IA, pensé pour remplacer les visuels génériques L'outil

Higgsfield est une plateforme de génération d'images et de vidéos par IA. Son intérêt pour un site web : produire des visuels de marque uniques — un produit filmé sous un angle précis, une matière qui se transforme, un mouvement de caméra continu — plutôt que les photos d'illustration qu'on retrouve identiques sur des centaines de sites.

Une fois connecté à Claude, il exécute directement le plan de tournage défini pour le projet : logos, textures de fond, animations de scroll, boucles vidéo en arrière-plan, rotation à 360° d'un produit à partir d'une image de départ et d'une image d'arrivée.

2 Comment le connecter à Claude Trois commandes dans le terminal, un compte Higgsfield L'installation

Higgsfield se branche à Claude Code via un MCP (le même principe de connexion que celui utilisé pour piloter Claude Design, voir Section 01). Trois commandes dans le terminal suffisent :

Dans le terminal de Claude Code npm i -g @higgsfield/cli higgsfield auth login npx skills add higgsfield-ai/skills

La deuxième commande ouvre une fenêtre de navigateur pour se connecter à un compte Higgsfield existant — aucune clé API à copier-coller à la main. Une fois ces trois étapes faites, il suffit de demander à Claude, en langage courant, de générer une image ou une vidéo pour que Higgsfield prenne le relais.

3 Ce que ça permet concrètement Trois usages qui reviennent le plus souvent Les usages
Boucle vidéo en arrière-plan

Une vidéo courte (environ 25 secondes) qui joue en boucle continue derrière le hero de la page. La première et la dernière image sont identiques, pour qu'on ne voie jamais la coupure entre deux tours de boucle.

Défilement piloté par le scroll

Une vidéo qui avance ou recule image par image selon la position du scroll du visiteur — une fleur qui éclot, une bouteille qui se remplit, des fruits qui tombent et se mélangent au fur et à mesure qu'on descend la page.

Rotation produit à 360°

À partir d'une image de départ et d'une image d'arrivée du même produit, Higgsfield génère une rotation fluide qui s'arrête précisément sur la position d'origine — utile pour un packaging, un objet, un flacon.

4 Combien ça coûte Un site complet revient autour de 10 dollars Le budget

Une image générée coûte environ 12 centimes. L'ensemble des vidéos d'un site complet — la partie la plus chère de l'opération — revient à environ 250 crédits, soit approximativement 10 dollars pour tout le site. Un budget à valider avant de lancer la génération en haute qualité, comme rappelé dans le skill à télécharger ci-dessous.

5 Des exemples réels, à visiter Quatre démonstrations Higgsfield, de vrais sites en ligne Les exemples

Higgsfield publie plusieurs démonstrations construites avec cette méthode — de vrais sites en ligne, pas des maquettes. Cliquer sur une carte pour voir le défilement réel du site, capturé en direct :

STACKED Un burger

Se construit couche par couche au fil du scroll, jusqu'à être complet en bas de la section.

Défilement du site STACKED, un burger construit sous les yeux du visiteur au scroll, généré avec Higgsfield
Visiter stacked-burger.higgsfield.app
VELLARO Une maison de sodas

Des ingrédients qui flottent et se composent au fil du scroll.

Défilement du site VELLARO, une maison de sodas artisanaux, généré avec Higgsfield
Visiter vellaro-estate.higgsfield.app
VOYARELLE Une agence de voyage

« Prépare la valise » du visiteur en scènes successives.

Défilement du site VOYARELLE, une agence de voyage, généré avec Higgsfield
Visiter voyarelle-travel.higgsfield.app
ELIN MARLOW Un portfolio

Chaque projet se révèle progressivement au fil de la descente.

Défilement du site portfolio Elin Marlow, généré avec Higgsfield
Visiter elin-marlow.higgsfield.app
6 Le skill « site cinématique » Un fichier à télécharger et à donner à Claude — le cœur de toute cette section Le skill

Ce skill est un fichier texte qui contient, une bonne fois pour toutes, toute la méthode pour construire un site cinématique. Une fois donné à Claude, plus besoin de tout réexpliquer à chaque fois — Claude connaît déjà les règles.

Étape 1 — Télécharger le fichier

Le bouton en bas de ce dépliant télécharge un fichier nommé SKILL.md. C'est un simple fichier texte, il ne s'installe pas tout seul — l'étape suivante explique comment le donner à Claude.

Étape 2 — Le donner à Claude

Dans une conversation Claude classique

Ouvrir les Paramètres, puis Compétences personnalisées, et ajouter le fichier téléchargé. Le skill est alors disponible dans toutes les conversations suivantes.

Dans Claude Code

Créer un dossier .claude/skills/site-cinematique/ dans le projet, et y déposer le fichier téléchargé en le renommant SKILL.md. Claude Code le lit automatiquement.

Étape 3 — Ce que le skill fait concrètement

Une fois installé, ce skill sait construire un plan cinématique complet : il pose les bonnes questions (par où la caméra commence, par où elle finit), choisit entre une animation en code gratuite ou une vraie vidéo générée par IA, découpe le mouvement en scènes courtes pour que ça reste fluide, et vérifie à la fin que le résultat est bien léger pour ne pas ralentir le site.

Étape 4 — Quel prompt lui donner

Pas besoin d'un prompt compliqué. Une phrase simple suffit, qui décrit l'idée générale :

Exemple de prompt à donner à Claude Construis-moi un site cinématique pour [nom du produit ou de la marque]. La caméra part de [point de départ] et arrive sur [point d'arrivée].

Le skill prend le relais à partir de là — il pose lui-même les questions qui manquent (durée, style, animation en code ou vidéo générée) avant de commencer à construire.

Télécharger le skill « site cinématique » Fichier SKILL.md — voir l'étape 2 ci-dessus pour l'installer.
04

Écrire le texte pour être trouvé

Un site magnifique et vide de contenu ne sert à rien : il ne remonte pas sur Google, et aucune IA ne le cite en réponse à une question. Cette partie n'a plus rien à voir avec le visuel — c'est de l'écriture, avec une méthode précise pour que chaque page réponde à deux audiences en même temps : les moteurs de recherche classiques, et les IA génératives (ChatGPT, Perplexity, les résumés IA de Google) qui commencent à remplacer une partie des recherches.

Une page qui plaît à Google sans être citable par une IA n'est optimisée qu'à moitié.

C'est ce qu'on appelle le SEO-GEO — le référencement classique (Search Engine Optimization) couplé au référencement pour les moteurs génératifs (Generative Engine Optimization).

1 Le brief avant l'écriture Verrouiller le contenu avant de laisser le design s'exprimer La méthode

Avant d'écrire quoi que ce soit, on répond à quelques questions simples : à qui parle la page, quel est le message principal à retenir, quel est le fil rouge de l'argumentation, quel appel à l'action ferme la page. Ce cadrage évite le texte générique — celui qui pourrait appartenir à n'importe quelle entreprise du même secteur.

Le contenu, lui, reste strict une fois écrit : c'est le design qui s'adapte autour, jamais l'inverse. Pour ne pas partir d'une page blanche, on peut équiper Claude Code d'une compétence dédiée qui pose les bonnes questions dans l'ordre (à qui parle la page, quelle offre, quel ton, quels visuels déjà disponibles) et qui en ressort un brief complet — le contenu figé, le design resté ouvert pour l'étape suivante.

Exemple de prompt, une fois la compétence installée Prépare le brief de la page [nom de la page] pour [offre ou produit]. Cible : [à qui elle s'adresse]. Message principal à retenir : [une phrase].

Claude Code lit ce qui existe déjà sur le projet (l'offre, les preuves, le ton déjà en place sur les autres pages) avant de poser une seule question — pas la peine de tout lui redonner à chaque fois.

2 La méthode Capsule, pour être cité par les IA Une définition-réponse, placée avant même que la page commence à argumenter Le levier n°1 du GEO

Une IA générative (ChatGPT, Perplexity, les résumés IA de Google) ne lit pas une page pour l'apprécier — elle cherche une réponse qu'elle peut recopier telle quelle. La méthode Capsule consiste à lui donner cette réponse directement, sous forme d'une définition autonome de 120 à 150 caractères, placée juste sous chaque titre de section formulé en question (« Qu'est-ce que… ? », « Comment… ? », « Pourquoi… ? »). Cette phrase doit se comprendre sans aucun lien et sans avoir besoin de lire le reste de la page — un peu comme la mention « en résumé » qu'on trouve en tête d'un article, mais répétée sous chaque grande question de la page.

Exemple réel, tiré du blog Sales Experienz

Pourquoi les agents IA pour le SEO ne sont pas la solution miracle

⚡En résumé

Les agents IA pour le SEO optimisent des tâches spécifiques, mais sans stratégie, ils automatisent des inefficacités. Aligne tes actions IA avec des objectifs clairs pour maximiser les résultats.

C'est ce court paragraphe, et lui seul, qu'une IA reprend quand elle cite la page en réponse à la question d'un internaute — avant même que l'article n'entre dans le détail.

Le test de validité est simple : on lit la capsule seule, hors contexte, comme le ferait une IA qui ne connaît rien d'autre de la page. Si elle répond entièrement à la question posée par le titre, elle est valide. Sinon, on la retravaille.

3 Les données structurées (JSON-LD) Un langage invisible à l'écran, lu directement par Google et les IA La technique

En plus du texte visible, chaque page importante embarque un bloc de données structurées qui décrit son contenu dans un format que les machines comprennent directement : le type de page, les questions-réponses de la FAQ, le fil d'Ariane de navigation. Pour une page de service, on y ajoute aussi le prix, la zone géographique couverte, les avis.

Pas besoin de connaître ce format pour le demander — il suffit de décrire ce que la page contient et de nommer le résultat attendu :

Exemple de prompt à taper dans Claude Code Ajoute les données structurées JSON-LD sur cette page : type WebPage, plus un bloc FAQPage à partir des questions de la section FAQ, et un fil d'Ariane BreadcrumbList. Le texte des réponses doit être identique, mot pour mot, à ce qui est affiché sur la page.

Pour une page de service locale, on complète avec une phrase de plus :

À ajouter si la page vend un service géolocalisé Ajoute aussi un bloc LocalBusiness avec le prix, la zone géographique couverte et les avis clients existants.

Une règle stricte

Le texte des réponses dans ce bloc invisible doit être identique, mot pour mot, au texte visible affiché sur la page. Un écart entre les deux est pénalisé plutôt que toléré — le redire dans le prompt, comme ci-dessus, évite à Claude Code de reformuler.

4 La structure d'une page qui convertit L'ordre des sections qui fonctionne, du hero jusqu'au tarif Le squelette

Une page de service efficace suit à peu près toujours le même déroulé. Ce n'est pas une contrainte créative — c'est un ordre qui correspond au raisonnement naturel d'un visiteur qui découvre une offre pour la première fois :

  1. Le hero. Une accroche qui va droit au but, sans jargon, avec l'appel à l'action principal déjà visible.
  2. « Vous êtes au bon endroit ». Une section courte qui montre au visiteur qu'il a atterri sur la bonne page — il se reconnaît dans la situation décrite.
  3. La définition du service. Sa capsule GEO juste en dessous (voir le point 2 ci-dessus).
  4. Le diagnostic de la douleur. Ce qui ne va pas aujourd'hui, avec des faits concrets plutôt que des généralités.
  5. Le mécanisme de la solution. Comment ça marche, étape par étape.
  6. Une preuve chiffrée. Un résultat mesuré, pas une promesse.
  7. Un comparatif avant/après. La différence concrète que le service change.
  8. L'offre d'entrée. Ce que le visiteur peut essayer en premier, avec le moins de friction possible.
  9. Les questions fréquentes. Les objections les plus courantes, désamorcées une par une.
  10. Le tarif. Affiché clairement, jamais caché derrière un formulaire.
  11. L'appel à l'action final. Le même que dans le hero, répété une dernière fois.

Ce qu'on évite absolument

Aucun texte générique : « Bienvenue chez… », « Votre solution tout-en-un », « Nous vous accompagnons dans votre transformation », « Boostez votre croissance ». À la place : des chiffres, des délais, des mécanismes concrets, des bénéfices propres à un profil précis de visiteur.

05

Mettre le site en ligne

À ce stade, le site existe et il est bien écrit — mais il ne tourne que sur l'ordinateur qui l'a construit. Personne d'autre ne peut le voir. C'est l'étape que presque tous les tutoriels sautent, alors que c'est elle qui transforme un dossier de fichiers en adresse qu'on peut donner à un client.

Un site qui tourne en local n'existe pour personne. Tant qu'il n'a pas d'adresse publique, il n'a ni visiteur, ni référencement, ni valeur commerciale.

Trois briques suffisent, et elles se posent une seule fois : le socle technique du site (Next.js), le coffre-fort de son code (GitHub), et l'hébergeur qui le publie (Vercel).

1 Next.js — le socle sur lequel le site est construit Pourquoi ce n'est pas un détail technique, mais un choix qui décide du référencement Le socle

Next.js est le cadre de travail dans lequel Claude Code écrit le site. Une comparaison suffit à comprendre pourquoi ça compte : un site fait uniquement de code qui s'exécute dans le navigateur livre au robot de Google une page vide, qu'il doit ensuite attendre de voir se remplir. Next.js fait le travail avant l'arrivée du visiteur : la page part déjà écrite, texte compris.

Ce que ça change concrètement

Google et les IA génératives lisent le texte du premier coup, sans exécuter quoi que ce soit. Les pages s'affichent vite, y compris sur un téléphone en 4G. Et tout ce qui a été vu en Section 04 — les données structurées, les capsules, les titres — se retrouve réellement dans la page envoyée, pas ajouté après coup par un script.

Il n'y a rien à installer à la main : quand Claude Code construit le site, il pose lui-même le socle. La seule chose à savoir, c'est qu'il faut le demander explicitement — sinon rien ne garantit le choix.

Exemple de prompt au démarrage du projet Construis ce site en Next.js avec l'App Router et TypeScript, et fais en sorte que le contenu des pages soit rendu côté serveur pour le référencement.

Le piège des tutoriels

Next.js change vite, et un article vieux de six mois peut décrire une façon de faire qui n'existe plus. Avant d'appliquer un tutoriel trouvé en ligne, demander à Claude Code de le confronter à la documentation officielle de la version réellement installée — il corrige l'écart tout seul, et évite un site qui refuse de se construire.

2 GitHub — le filet de sécurité, pas un truc de développeur L'historique de tout ce qui a été fait, et la marche arrière quand une modification casse le site La sauvegarde

GitHub est souvent présenté comme une plateforme pour développeurs. Quand on ne code pas, c'est plus simple que ça : c'est l'endroit où le site est sauvegardé, avec la mémoire de chacune de ses versions. Trois raisons de ne pas s'en passer, même pour un site d'une seule page.

  1. Le retour arrière. Une modification casse la page d'accueil un vendredi soir ? On revient à la version de la veille en une phrase. Sans historique, il faudrait reconstruire à la main ce qui marchait.
  2. La sauvegarde hors de l'ordinateur. Disque dur mort, ordinateur volé, dossier effacé par erreur : le site est intact ailleurs. C'est la seule protection réelle contre la perte du travail.
  3. Le déclencheur du déploiement. C'est le point décisif pour la suite : une fois GitHub relié à Vercel, chaque modification envoyée met le site en ligne automatiquement. Plus rien à faire à la main.
Le vocabulaire minimum, en trois mots

Un dépôt (repository) est le dossier du projet stocké sur GitHub. Un commit est une photo du site à un instant donné, avec une phrase qui dit ce qui a changé. Pousser (push) consiste à envoyer ces photos sur GitHub. C'est tout le vocabulaire nécessaire.

En pratique, on ne tape presque jamais ces commandes soi-même : on demande, Claude Code exécute et explique ce qu'il fait.

Exemple de prompt, la première fois Crée un dépôt GitHub privé pour ce projet, ajoute un fichier .gitignore adapté à Next.js pour ne jamais envoyer mes clés ni les fichiers temporaires, fais le premier commit et pousse-le.
Exemple de prompt, ensuite, après chaque modification Fais un commit de ce qu'on vient de changer avec un message clair, et pousse-le.

La règle à ne jamais enfreindre

Aucune clé d'accès, aucun mot de passe, aucun identifiant ne doit se retrouver dans le code envoyé sur GitHub. Ces valeurs vivent dans un fichier à part, exclu de l'envoi, et se redonnent séparément à l'hébergeur. Un dépôt public qui contient une clé est scanné et exploité en quelques minutes.

3 Vercel — l'hébergeur qui publie le site Relier GitHub une fois, et chaque modification part en ligne toute seule La mise en ligne

Vercel est l'entreprise qui développe Next.js — d'où le fait que les deux fonctionnent ensemble sans réglage. C'est là que le site devient une adresse que l'on peut donner : hébergement, certificat de sécurité (le cadenas du navigateur) et nom de domaine personnalisé compris. Pour un site vitrine, l'offre gratuite suffit largement à démarrer.

Le branchement, une seule fois

On crée un compte Vercel, on l'autorise à lire le dépôt GitHub créé à l'étape précédente, on sélectionne le projet. Vercel reconnaît Next.js seul, construit le site et le publie sur une première adresse en .vercel.app. Le nom de domaine définitif se branche ensuite, en quelques minutes.

Ce que ça change au quotidien

À partir de là, le geste de publication disparaît. On demande une correction à Claude Code, il modifie le site et pousse sur GitHub, et Vercel reconstruit et met en ligne dans la foulée. Entre « change ce titre » et le titre visible par tout le monde, il n'y a plus aucune manipulation.

Autre conséquence, moins visible mais précieuse : chaque version est conservée. Si la mise en ligne du matin a cassé quelque chose, on revient à la précédente en un clic, sans reconstruire quoi que ce soit.

Piloter Vercel sans quitter Claude Code

Vercel publie un MCP officiel — le même mécanisme de branchement que Higgsfield en Section 03. Une fois connecté, Claude Code voit directement l'état des mises en ligne : il peut lister les déploiements, aller lire les journaux d'une construction qui a échoué, et expliquer la panne en français plutôt que de laisser un mur d'erreurs illisible.

La commande de branchement, une seule fois claude mcp add --transport http vercel https://mcp.vercel.com

Puis on tape /mcp dans Claude Code pour autoriser l'accès au compte Vercel. Ensuite, tout se demande en français :

Exemple de prompt quand une mise en ligne échoue Le dernier déploiement de [nom du projet] a échoué sur Vercel. Va lire les journaux de construction, explique-moi la cause en français simple, puis corrige le code.

Ce que ce branchement donne comme pouvoir

Autoriser ce MCP donne à l'assistant les mêmes droits que votre propre compte Vercel. Garder la validation humaine activée pour toute action qui modifie un projet, et ne connecter que le MCP officiel — l'adresse exacte est mcp.vercel.com, jamais une variante proposée par un annuaire tiers.

L'enchaînement complet, une fois en place

Claude Code modifie le site → il envoie la modification sur GitHub → Vercel la reçoit, reconstruit et publie. Le site est en ligne quelques dizaines de secondes plus tard, sans avoir touché à un tableau de bord.

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Le cas WordPress : automatiser Elementor

Tout ce qui précède décrit un site construit de zéro. Beaucoup d'entreprises ont déjà un site WordPress monté avec Elementor, et la question devient : comment corriger cinquante pages sans les ouvrir une par une. C'est possible, pour une raison que presque personne ne connaît.

Une page Elementor n'est pas une image : c'est une description écrite en toutes lettres, que WordPress garde dans sa base de données.

Or une description écrite, ça se relit et ça se corrige. C'est précisément ce qu'une IA fait le mieux — et c'est tout le principe de cette section.

1 Pourquoi c'est possible Une page n'est pas une image : c'est du texte qu'une machine relit Le principe

Prenons une situation banale. Votre numéro de téléphone change. Il apparaît sur trente pages du site. Aujourd'hui, la seule solution est d'ouvrir les trente pages une par une dans Elementor, de chercher le numéro dans chacune, de le corriger, d'enregistrer. Deux heures, et on en oublie forcément une.

Pourquoi ne peut-on pas demander à une machine de le faire ? Parce qu'on imagine qu'une page web est une sorte d'image, un assemblage visuel que seul un humain peut relire. C'est faux.

Ce qui se passe vraiment quand on déplace un bloc

Elementor n'enregistre pas une image de votre page. Il écrit une description en texte : « ici une section, dedans un titre qui dit ceci, en dessous un bouton qui dit cela ». Cette description est rangée dans une case unique de la base de données de WordPress. Votre page entière tient dans cette case.

Et une description en texte, ça se relit et ça se corrige — c'est exactement ce qu'une IA fait le mieux. Le changement de numéro devient une seule demande, formulée en français, appliquée aux trente pages en même temps.

Pourquoi Elementor s'y prête mieux qu'un WordPress classique

Elementor range toujours ses blocs de la même façon, page après page. Cette régularité est ce qui rend l'opération fiable : on peut dire « partout où apparaît cet élément, remplace-le » et obtenir le même résultat sur toutes les pages, sans surprise.

2 La méthode simple : passer par un modèle Claude écrit le bloc, Elementor l'importe — sans toucher au serveur La solution

C'est la voie à connaître en premier, et la plus simple : Elementor sait importer un modèle, et un modèle n'est rien d'autre qu'un fichier JSON. Aucun accès technique, aucun identifiant d'hébergeur.

  1. Claude écrit le bloc en JSON, au format des modèles Elementor. On lui décrit ce qu'on veut : une section tarifs, un bandeau d'avis, un comparatif.
  2. On regarde le rendu en local avant de toucher au site, pour corriger tranquillement.
  3. Dans WordPress : Modèles → Importer, on dépose le fichier. Le bloc rejoint la bibliothèque Elementor.
  4. On l'insère dans n'importe quelle page, et il reste entièrement modifiable à la main, comme s'il avait été construit dans l'éditeur.
Exemple de demande Écris-moi un modèle Elementor au format JSON pour [section voulue], dans la charte de mon site : [couleurs et police]. Fichier importable dans Elementor.

Pourquoi c'est la bonne porte d'entrée

Le modèle est réutilisable : une fois dans la bibliothèque, il se pose sur autant de pages qu'on veut. Et parce que tout passe par l'import d'Elementor, rien ne peut casser le site — au pire, le bloc ne plaît pas et on le supprime.

Et le connecteur MCP WordPress, alors ?

Les connecteurs WordPress classiques ne voient pas les pages Elementor : WordPress range ce contenu dans un emplacement privé. Elementor a donc sorti son propre connecteur en septembre 2026, encore en version d'essai. Une autre extension sait aussi transformer une maquette Claude Design — celle de la Section 01 — en page Elementor modifiable.

3 Corriger cinquante pages d'un coup La voie experte, quand l'import de modèle ne suffit plus Le chantier

L'import de modèle sert à créer un bloc, une page à la fois. Corriger cinquante pages existantes d'un seul coup ne passe pas par là : il faut un accès au serveur — mais une fois cet accès donné, on laisse la main à Claude et il fait tout le reste.

On lui demande alors le travail en français. Le déroulé est toujours le même :

  1. Sauvegarder chaque page dans un fichier daté, avant d'y toucher.
  2. Lire le contenu des pages concernées.
  3. Modifier ce qui doit l'être, et réécrire.
  4. Vider le cache d'Elementor. Sans ce geste, la modification est bien enregistrée mais reste invisible à l'écran — on croit à un échec alors que tout a fonctionné.
Exemple de demande, une fois l'accès en place Sur les pages [liste], sauvegarde d'abord le contenu Elementor de chacune dans un fichier daté. Puis remplace [ancien texte] par [nouveau texte]. Dis-moi combien de blocs seraient modifiés avant d'écrire quoi que ce soit.

La dernière phrase est la plus importante : elle demande un essai à blanc. Claude annonce le nombre de modifications prévues, on le compare à ce qu'on attendait, et on valide seulement ensuite.

À vérifier avant de commencer

Que l'hébergeur fasse bien une sauvegarde quotidienne de la base de données. La plupart le font. C'est le filet de sécurité du chantier.

En résumé, si vous avez déjà un WordPress

Pas besoin de tout refaire pour profiter de l'IA. Si le site tourne sous Elementor, son contenu est déjà dans un format qu'une IA sait lire et réécrire, ce qui ouvre la porte aux corrections en masse. Ce qui fait la qualité du résultat n'est pas la vitesse d'exécution : c'est la sauvegarde avant, et la relecture après.

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Aller plus loin : obtenir un site parfait

Une fois le site cadré, construit et rédigé, une dernière technique permet d'affiner le résultat en s'appuyant sur ce qui fonctionne déjà réellement — pas une intuition, de vraies données. Elle a un point commun avec tout ce qui précède dans ce guide : elle touche à la fois le design et le contenu, puisqu'un site qui marche bien réunit toujours les deux.

1 Firecrawl — s'inspirer de ce qui marche Extraire une identité visuelle, ou comparer les sites qui cartonnent à ceux qui échouent L'analyse

Une belle interface qui ne vend pas ressemble à une voiture de sport sans moteur. Firecrawl est un outil qui extrait le contenu d'un site web en nettoyant tout le code technique superflu, pour ne garder que le texte et la structure — connecté à Claude via un MCP, comme Higgsfield en Section 03. Il sert deux usages, l'un plutôt design, l'autre plutôt contenu :

Extraire l'identité visuelle d'un site de référence

Demander à Claude d'aller chercher la palette de couleurs, la typographie et la structure d'un site qui plaît, pour s'en inspirer sur le projet en cours.

Exemple de prompt Va sur [URL du site de référence] avec Firecrawl, récupère l'identité de marque, et propose une direction pour notre site sur cette base.
Comparer les sites qui marchent à ceux qui ne marchent pas

La méthode la plus poussée, et la plus proche de la logique SEO/GEO de la Section 04 : demander à Claude de trouver en ligne les sites qui ont le plus de volume et qui réussissent dans un secteur, et d'autres qui échouent, puis de dégager ce que les premiers font — dans leur structure de contenu comme dans leur design — et que les seconds ne font pas.

Exemple de prompt Trouve en ligne les sites qui ont le plus de volume et qui marchent le mieux pour [secteur + ville], et d'autres qui marchent mal. Utilise Firecrawl pour comprendre ce que les premiers ont en commun — design et structure de contenu — et que les seconds n'ont pas, puis donne-moi un plan d'agencement de page basé sur ce constat.
2 Extraire l'ADN d'un site d'exception Copier l'ergonomie d'un site mémorable, jamais son contenu ni son code L'extraction

Le principe : choisir un site à l'expérience utilisateur remarquable — même dans un secteur totalement différent du sien — analyser les principes de son ergonomie (espacements, mouvement, hiérarchie visuelle), puis demander à Claude d'appliquer cette même logique au projet en cours, sans jamais copier le contenu ni le code.

  1. Choisir un site étalon. Peu importe son secteur d'activité — ce qui compte est la qualité de son expérience de navigation.
  2. Demander l'extraction et l'application. Claude analyse la typographie, les espacements, le rythme du site étalon, en tire un plan technique, puis l'applique au projet.
Exemple de prompt Va sur [URL du site étalon], comprends sa typographie et son design, et tire-en un plan que je puisse utiliser pour construire un site sur [votre produit] qui a ce même niveau de qualité.

Ce que ça donne, en pratique

Le site final ne ressemble pas au site étalon — il en hérite seulement la « physique » : la façon dont les éléments respirent, se révèlent au scroll, se répondent entre eux. Deux sites peuvent partager cette ergonomie sans se ressembler visuellement.

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Les étapes de ce guide, en un coup d'œil

Ce guide couvre plusieurs briques, chacune facultative en soi, mais qui s'additionnent pour donner un résultat qui ne ressemble pas à un site « fait par une IA ». Voici où retrouver chacune d'elles :

1

Cadrer le visuel et construire le site sans quitter Claude Code. Voir « Concevoir et construire »

2

S'appuyer sur des galeries de référence et des compétences de design dédiées. Voir « Les différents outils de design »

3

Générer des visuels sur mesure plutôt que des images d'archive. Voir « Higgsfield »

4

Écrire le texte pour être trouvé sur Google et cité par les IA. Voir « Écrire le texte pour être trouvé »

5

Mettre le site en ligne : Next.js, GitHub et Vercel, une fois pour toutes. Voir « Mettre le site en ligne »

6

Déjà un site WordPress sous Elementor ? L'automatiser au lieu de tout refaire. Voir « Le cas WordPress »

7

S'inspirer de ce qui marche déjà, en design comme en contenu, pour affiner le résultat. Voir « Aller plus loin »

Chaque brique est facultative pour se lancer — mais chacune rapproche du résultat qui ne ressemble pas à un site « fait par une IA ».

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Aller plus loin

Vous préférez qu'on le mette en place ensemble ?

Tout ce qui précède est faisable seul. Si vous préférez déléguer, la SEO GEO Machine applique exactement cette méthode : le visuel choisi avant d'être codé, le contenu optimisé pour Google et les IA dès la première ligne.

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